UNE EDUCATION

Le nouveau film de Lone Scherfig, ‘Une éducation’, est une adaptation des mémoires de la pétillante journaliste anglaise Lynn Barber. Après ‘Italian for Beginners’,Scherfig réalise un film qui n’a jamais aussi bien porté son titre sur la fin de l’adolescence de la jeune Jenny à l’aube des 60’s (Carey Mulligan, un vrai petit bonbon d’actrice), une brillante lycéenne qui fait la rencontre de David (Peter Sarsgaard), 35 ans, électron libre et gentleman cleptomane à ses heures perdues. Dès lors, le débat du film devient intéressant car il se base sur trois concepts d’éducations : celle des parents, celle de l’école et celle de la vie. Laquelle est la plus importante ? Laquelle en vaut la peine ? Laquelle est la plus stimulante ? Entre les clubs branchés et le concours d’entrée à Oxford, Jenny a vite choisi. Mais peu à peu, l’éducation qu’elle choisit se révèle être un cul-de-sac. Dans une société où la seule activité que l’on recommande à la femme est l’ennui, un portrait pétillant et touchant d’une jeunesse qui rêve de plus.
On notera une réalisation légère et agréable. Des images parfois ‘carte postale’ mais qui ne sont sincèrement pas dérangeantes.
Dimanche soir, Carey Mulligan est passée à côté de l’Oscar de la meilleure actrice. Mais qu’importe. Ce sera pour la fois d’après.
J’aimerais noter pour finir, puisque cet article est dédié à la Femme et puisque la Femme est dans l’air du temps, que Kathryn Bigelow a reçu dimanche l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur pour le beau ‘Démineurs’. C’est la première fois qu’une Femme reçoit un Oscar en tant que Meilleure Réalisatrice. En 82 ans. Il était temps…
Jérome Casanova